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Les Logiciels

Simulation multiphysique


COMSOL Multiphysics

Logiciel commercial de référence pour la modélisation multiphysique, incluant un module plasma pour des simulations très précises.

Avantages

  • Interface graphique intuitive et modules spécialisés (plasma, électromagnétisme, thermique, etc.).
  • Haute précision des modèles numériques.
  • Support technique et documentation complète.


Inconvénients

  • Coût élevé (licences et maintenance).
  • Personnalisation limitée par rapport au code libre.
  • Courbe d’apprentissage si on veut dépasser l’usage graphique.

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Simulation multiphysique 


FreeFem++

Logiciel libre de calcul par éléments finis, développé principalement par l’équipe de recherche de l’Université Pierre et Marie Curie (Sorbonne Université, CNRS, INRIA). Il permet la résolution de problèmes physiques (mécanique, thermique, électromagnétisme, fluide, plasma, etc.) à l’aide de formulations variationnelles et du langage de script interne.

Avantages

  • Gratuit et open source (licence LGPL).
  • Très flexible : on peut écrire directement les équations variationnelles (en langage FreeFEM).
  • Supporte les problèmes 2D, 3D, stationnaires et instationnaires.
  • Compatible avec MPI pour le calcul parallèle.
  • Interopérable avec Python, PETSc, MUMPS, et autres bibliothèques HPC.
  • Grande communauté académique (surtout en France et en Europe).

Inconvénients

  • Interface non graphique (programmation en script obligatoire).
  • Courbe d’apprentissage moyenne à forte pour les non-programmeurs.
  • Visualisation limitée (souvent couplée à ParaView ou Gmsh).
  • Documentation technique parfois dispersée.

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Prototypage numérique


GNU Octave

Alternative open-source à MATLAB, idéale pour tester rapidement des algorithmes et analyser des signaux dans un banc plasma.

Avantages

  • Gratuit et open-source.
  • Syntaxe proche de MATLAB, facile pour les ingénieurs habitués.
  • Bon pour la modélisation rapide de contrôles et d’algorithmes.


Inconvénients

  • Moins performant pour les calculs lourds.
  • Écosystème limité pour la physique plasma.
  • Moins répandu dans l’industrie.

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Calcul scientifique et ingénierie


MATLAB

Logiciel commercial puissant pour le calcul numérique, le traitement de signal et le prototypage rapide en ingénierie.

Avantages

  • Outil très répandu dans l’industrie et le milieu académique.
  • Large gamme de boîtes à outils spécialisées (signal, contrôle, optimisation).
  • Interface conviviale, intégrée avec Simulink pour la modélisation de systèmes.


Inconvénients

  • Coût élevé des licences et modules complémentaires.
  • Code moins flexible que Python pour l’intégration avec du matériel externe.
  • Performance parfois inférieure aux solutions optimisées en open-source.

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Automatisation et analyse de données


Python 

Langage de programmation polyvalent avec de riches bibliothèques scientifiques, parfait pour l’automatisation, l’intégration et l’analyse avancée de données.

Avantages

  • Énorme écosystème (NumPy, SciPy, PlasmaPy, matplotlib, etc.).
  • Idéal pour le contrôle automatisé des bancs de test plasma.
  • Communauté active et intégration facile avec du matériel/labos.


Inconvénients

  • Nécessite des compétences en programmation.
  • Moins optimisé pour les très grands calculs par défaut.
  • Pas de module plasma intégré “clé en main” comme COMSOL.

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Simulation multiphysique


WarpX Particle-In-Cell code

WarpX est un code Particle-In-Cell (PIC) électromagnétique open-source développé pour la simulation cinétique de plasmas dans des régimes extrêmes, notamment les interactions laser-plasma, les accélérateurs de particules plasma, et les phénomènes relativistes.

Avantages

  • Haute précision électromagnétique grâce aux solveurs pseudo-spectraux et à la gestion fine des maillages (AMR).
  • Raffinement adaptatif 
  • Modules physiques très complets : collisions, ionisation, QED, physique atomique et même modèles de fusion inertielle.
  • Simulations dans un référentiel en mouvement 
  • Open-source et modulaire, développé activement dans le cadre du programme DOE Exascale Computing Project (ECP).
  • Large communauté d’utilisateurs (LBNL, CEA, CERN, SLAC, etc.), avec documentation et exemples détaillés.

Inconvénients

  • Très exigeant en ressources : les simulations 3D réalistes nécessitent des supercalculateurs avec GPU haute capacité.
  • Complexité de configuration
  • Niveau d’expertise élevé requis pour interpréter correctement les résultats 
  • Bruit statistique PIC : comme tout code particulaire, les fluctuations liées au nombre fini de particules peuvent affecter la précision.
  • Pas adapté aux régimes fluides (MHD) 
  • Dépend fortement du matériel HPC moderne : performances optimales uniquement sur des plateformes parallèles récentes.

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Simulation MHD


NIMROD Magnetohydrodynamic Code

NIMROD (Non-Ideal Magnetohydrodynamics with Rotation, Open Discussion) est un code numérique tridimensionnel qui résout les équations de magnétohydrodynamique (MHD) étendues pour décrire la dynamique des plasmas conducteurs dans les dispositifs de fusion et autres configurations magnétiques complexes.

Avantages

  • Modèle MHD complet : inclut des effets non idéaux (résistivité, viscosité, rotation, conduction anisotrope) et certains effets cinétiques.
  • Méthodes numériques robustes et précises grâce à la combinaison d’éléments finis et de séries de Fourier, permettant une résolution fine en 3D.
  • Adapté à une large gamme d’expériences de fusion : tokamaks, stellarators, spheromaks, FRC, etc.
  • Capable de simuler les phénomènes non linéaires complexes 

Inconvénients

  • Modèle fluide qui ne capture pas les effets cinétiques 
  • Exigence importante en calculs 
  • Paramétrage complexe, notamment pour la géométrie du maillage, les fermetures cinétiques et les conditions aux limites. 
  • Difficulté à coupler avec d’autres modèles (transport, neutres, chaleur) sans développement spécifique.
  • Moins adapté aux régimes faiblement magnétisés ou aux plasmas non confinés (laser-plasma, astrophysique ).

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Simulation MHD


M3D-C1 code

M3D-C1 est un code numérique qui résout les équations de magnétohydrodynamique (MHD) étendue, un modèle décrivant le plasma comme un fluide conducteur composé d’ions et d’électrons.

Avantages

  • Modèle MHD étendu : prend en compte les effets de deux fluides, la résistivité et les champs électromagnétiques complets.
  • Haute précision numérique grâce aux éléments finis C1 continus, garantissant la continuité des dérivées et une meilleure représentation des gradients magnétiques.
  • Capacité à simuler des phénomènes non linéaires
  • Applicable à diverses géométries (tokamak, spheromak, z-pinch, stellarator).
  •  Outil de référence dans la communauté fusion pour l’étude des équilibres MHD non linéaires et des transitions de confinement.

Inconvénients

  • Modèle fluide, donc limité pour les phénomènes cinétiques (distribution particulaire, effets des collisions, onde-plasma microscopique).
  • Très exigeant en ressources de calcul, notamment pour les simulations 3D à haute résolution.
  • Complexité de mise en œuvre : nécessite une connaissance approfondie des modèles MHD, des conditions aux limites et de la géométrie magnétique.
  • Pas adapté pour les plasmas faiblement magnétisés ou non confinés (laser-plasma, astrophysique).

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Simulation plasma astrophysique


PLUTO Code

PLUTO est un logiciel open source pour la résolution numérique de systèmes d’équations aux dérivées partielles, destiné à l’étude des écoulements à nombre de Mach élevé dans la dynamique des plasmas astrophysiques.

Avantages

  • Structure modulaire et flexible, permettant de combiner différents solveurs et algorithmes selon la physique étudiée 
  • Schémas Godunov robustes et précis, excellents pour les ondes de choc, jets astrophysiques et turbulences compressibles.
  • Raffinement adaptatif (AMR) intégré pour optimiser la résolution dans les zones critiques. 
  • Open-source, bien documenté, avec une large communauté scientifique internationale.

Inconvénients

  • Modèle purement fluide / MHD : ne capture pas les effets cinétiques 
  • Paramétrage complexe : la multiplicité des options (solveurs, limites, géométrie) exige une bonne maîtrise du code et de la physique MHD.
  • Coût numérique élevé pour les simulations 3D à haute résolution ou avec AMR.
  • Peu adapté aux plasmas de laboratoire ou de fusion magnétique, car conçu pour l’astrophysique. 

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Simulation plasma de bords


BOUT++

BOUT++ est un code de simulation fluide et MHD, développé principalement pour étudier la turbulence, les instabilités et le transport dans les plasmas de bord des tokamaks (région de type “scrape-off layer”). Il résout les équations dérivées des modèles MHD, à 2D ou 3D, avec possibilité d’ajouter des effets cinétiques réduits.

 Avantages 

  • Spécialisé pour les plasmas de bord (edge plasma)
  • Flexibilité des équations 
  • Très bien couplé aux géométries magnétiques complexes 
  •  Communauté scientifique active

 Inconvénients

  • Modèle fluide → ne capture pas les effets cinétiques fins 
  • Configuration initiale complexe : nécessite une bonne maîtrise du maillage et de la physique sous-jacente.
  • Temps de calcul élevé pour les géométries 3D réalistes.
  • Difficile à utiliser pour des plasmas non magnétisés ou astrophysiques.

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Simulation Particule-In-Cell(PIC)


Smilei

SMILEI est un code cinétique de type Particle-In-Cell développé conjointement par le CEA, l’École Polytechnique et le CNRS (LULI).

Il résout les équations de Maxwell couplées au mouvement des particules chargées, permettant une description fine des interactions laser–plasma, ondes, instabilités, et microphysique.

Avantages

  • Description cinétique complète 
  • Très bon pour les interactions laser–plasma, les chocs collisionless, et les plasmas relativistes. 
  •  Code lopen-source et documenté, avec de nombreux exemples 
  • Peut simuler des effets avancés : collisions, rayonnement synchrotron, QED, ionisation.

 Inconvénients

  • Très coûteux en ressources (mémoire + temps de calcul) 
  • Pas adapté aux régimes fortement collisional ou fluides (où un modèle MHD comme BOUT++ est plus efficace).
  • Les fluctuations statistiques (bruit PIC) peuvent masquer des phénomènes faibles.

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Simulation MHD


ATHENA++

Athena++ est un code de dynamique des fluides et magnétohydrodynamique (MHD) basé sur la méthode des volumes finis et des schémas de type Godunov, écrit en C++.

Il est largement utilisé pour les plasmas astrophysiques, la formation d’étoiles, les disques d’accrétion, et la dynamique MHD relativiste.

Avantages

  • Très performant et flexible : architecture moderne optimisée pour CPU et GPU.
  • Excellente conservation des quantités physiques (masse, impulsion, énergie, flux magnétique).
  • Supporte de nombreuses physiques :
    • MHD classique et relativiste,
    • Dynamique des fluides compressibles,
    • Gravité auto-consistante,
    • Transport anisotrope,
    • Radiative transfer (module optionnel). 
  • Code open source, bien documenté, avec interface Python pour l’analyse.
  • Utilisé dans de grands projets astrophysiques (accrétion sur trous noirs, jets relativistes, turbulence interstellaire).

Inconvénients

  • Approche fluide / MHD : ne décrit pas les effets cinétiques (distributions de particules, collisionless).
  • Pas conçu pour les tokamaks ou plasmas confinés magnétiquement.
  • Régimes hautement collisionless ou avec physique quantique non inclus.
  • Peut nécessiter beaucoup de mémoire en 3D haute résolution.

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Simulation plasma de fusion


GENE (Gyrokinetic Electromagnetic Numerical Experiment) Code

GENE est un code gyrocinétique développé principalement au Max-Planck-Institut für Plasmaphysik (IPP, Allemagne). Il résout les équations gyrocinétiques pour étudier la turbulence dans les plasmas de fusion magnétique, en particulier dans les tokamaks et stellarators.

Avantages

  • Modèle cinétique avancé : capture les effets d’ondes et de turbulence tout en réduisant le coût par rapport au PIC.
  • Très utilisé dans la recherche sur la turbulence de confinement (transport anormal, ITG, TEM, ETG, etc.). 
  • Inclut les effets électromagnétiques complets 
  • Scalabilité exceptionnelle sur supercalculateurs 
  • Version parallèle et linéaire/non linéaire disponibles (calcul d’instabilités ou simulation complète de turbulence).
  • Nombreuses extensions : collisions, impuretés, rotation du plasma, effet du champ électrique radial, etc.

Inconvénient

  • Modèle gyrocinétique : ne décrit pas directement les phénomènes à grande échelle MHD (comme les disruptions).
  • Très complexe à paramétrer (maillage en espace, vitesse, géométrie, espèces multiples).
  • Forte exigence en puissance de calcul pour les simulations 5D (3D espace + 2D vitesse).
  • Pas adapté aux plasmas faiblement magnétisés ou astrophysiques.

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Simulation plasma de fusion


GS2 code

GS2 est un code gyrocinétique visant à étudier la turbulence de basse fréquence dans un plasma magnétisé. Il résout les équations gyrocinétiques (Vlasov-Maxwell ou approximations), dans une formulation “flux-tube” ou locale selon la géométrie magnétique.  

Avantages

  • Modèle gyrocinétique robuste : permet de capturer les effets cinétiques essentiels (dérive, non-Maxwellien) 
  • On peut analyser des microstabilités  
  • Flexibilité géométrique : GS2 permet différentes approximations de géométrie magnétique (slab, torus à haut aspect ratio, agréé localement) 

Inconvénients

  • Modèle local / limité 
  • Communication / distribution de données sensibles 
  • Ressources élevées pour des simulations non linéaires en 5D, avec des maillages fins, etc.
  • Complexité pour l’utilisateur 
  • Difficile de coupler avec des phénomènes macroscopiques forts, comme des disruptions MHD, sans couplage externe.

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Simulation plasma


OSIRIS code 

OSIRIS est un code Particle-In-Cell (PIC) électromagnétique et relativiste, conçu pour des simulations de plasma dans des régimes extrêmes (interaction laser-plasma, accélération, astrophysique).

Avantages

  • Description cinétique complète avec particules réelles, ce qui permet de capturer des effets non linéaires, non Maxwelliens, interactions microphysiques.
  • Capable de traiter les phénomènes relativistes (accélération, faisceaux, instabilités laser-plasma).  
  • Polyvalence : adaptation à divers contextes (plasma de laboratoire, astrophysique, faisceaux).

Inconvénients

  • Très coûteux en calcul 
  • Bruit statistique (fluctuations) : dans les simulations PIC, le “bruit” dû au nombre fini de particules peut masquer des phénomènes subtils.
  • Contraintes de stabilité : pas de temps limité par la condition de Courant, de Debye, etc., impose des pas relativement petits.
  • Difficile à utiliser pour des régimes fluides ou fortement collisional où un modèle fluide (MHD) serait plus efficace.
  • Complexité de couplage aux phénomènes macroscopiques (MHD, transport global) peut être non triviale.

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